mardi 5 décembre 2017

10 idées pour attendre Noël – 1ere Partie

Brico, déco, recettes … à faire avec les enfants




Noël approche... Les enfants frémissent d'impatience et n'en peuvent plus d'attendre ... Pour les aider à préparer la fête, Le Coin Jeunesse a rassemblé pour vous ses 10 plus belles idées pour bricoler, décorer, fabriquer, cuisiner... bref, faire entrer petit à petit la magie de Noël dans la maison !


1. La couronne de Noël Nature


sapin, baies rouges, pommes de pin, fruits secs, bâtons de cannelle et écorces

Incontournable, elle affiche dès l’entrée de la maison que Noël arrive et souhaite la bienvenue à tous les visiteurs. Très facile à préparer avec les enfants.

Il vous faut : des branches d’arbre souples ou un cercle de paille  (vendu chez les fleuristes), du raphia ou de la ficelle, des petites branches de sapins (facile à récupérer sur les lieux de vente de sapins), quelques pommes de pin, baies rouges d’hiver (houx, skimmia, viorne…), noix, châtaignes ou amandes, bâtons de cannelle… De la colle liquide, du vernis. Eventuellement un large ruban rouge.

Faire un cercle avec les branches souples et nouer serré avec du raphia. Fixer sur cette base (ou sur le cercle de paille), les branches de sapin nouées avec du raphia. Coller des baies rouges, pommes de pin, fruits secs et autres décorations sur les liens de raphia. Après séchage, vernir légèrement les éléments naturels comme les baies, qui risquent de se dessécher. Nouer sur le dessus de la couronne un grand ruban rouge. Et voilà ! Bienvenue à Noël !!!!


Une couronne naturelle sur laquelle on peut saupoudrer un peu de neige artificielle pour un effet "extérieur'

facile à réaliser



2. Les petits sablés de l’Avent


A préparer avec les enfants


Il vous faut : (Pour 4 pers) : 250 g de farine, 120 g de sucre, 150 g de beurre, 2 œufs, ½ sachet de levure, 1 cuil à soupe de petits copeaux de chocolat, du sel. Des emporte pièces (formes étoile, sapin , ange…)

Versez dans un saladier la farine et le sucre, puis au centre mettre une pincée de sel, la levure et le beurre préalablement ramolli. Pétrir avec les doigts jusqu’à obtenir un mélange sableux. Ajouter un œuf entier puis le jaune du 2e œuf et travailler avec la paume de la main jusqu’à obtenir une pâte homogène. Ajouter les copeaux de chocolat.

Façonner la pâte en boule, emballez-la dans du film alimentaire et placez au frais pendant 2 heures.
Préchauffer le four à 210 °C (th 7). Farinez le plan de travail et étalez la pâte au rouleau. Découpez-y des biscuits à l’emporte-pièce. Placez les sablés sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Faites cuire au four 10 mn environ. Après cuisson vous pouvez réaliser un glaçage sur le dessus avec du sucre glace mélangé avec très peu d’eau. C’est prêt ! Et ça sent bon Noël !!!




3. Le photophore du village de Noël


bricolage avec les enfants

Il vous faut : un grand bocal, une bougie boule blanche, de la cire à bougie en poudre blanche  (ne remplaçez surtout pas avec de la fausse neige synthétique, c’est très inflammable), du papier noir, colle, ciseaux, raphia

Remplir le fond du bocal de cire à bougie en poudre, placer dessus la bougie boule. Dessiner façon ombres chinoises, un paysage de village d’hiver (sapin, montagne, chalet, petite église…) sur une longue bande de papier noir.

Découper soigneusement, sans oublier d’ajourer les fenêtres dans les maisons. Fixer le découpage autour du bocal avec la colle. Camouflez le rebord du bocal avec plusieurs tours de raphia. Allumez : c’est la lumière de Noël !


4. Le centre de table Forêt d’Hiver


centre de table esprit Forêt


Il vous faut : une ou deux plantes décoratives d’hiver (thé du Canada, houx, skimmia, calocephalus brownii …), de la neige artificielle, un peu de terreau, des écorces, de la mousse), un plat creux de préférence et une cloche en verre, ou un grand bocal avec un couvercle.

Assemblez vos plantes en paysage hivernal au centre du plat, entourez d’un peu de mousse verte et d’écorces pour bien tasser. Ne laissez pas de terre nue apparente. Saupoudrez d’un peu de neige artificielle et recouvrez de la cloche.

Votre mini jardin d’hiver qui doit être placé loin des sources de chaleur, se conservera longtemps, si vous y glissez de temps en temps un petit peu d’eau. La magie de Noël en bocal !

5. Les flocons de neige


découpage de Noël

Il vous faut : du papier blanc, un feutre, des ciseaux.

A partir de différents modèles (vous en trouverez de très bien sur le site de Tete à modeler : http://www.teteamodeler.com/vip2/nouveaux/creativite/fiche429.asp), découpez dans le papier des flocons de taille et de forme variées.

Vous pouvez les coller avec un peu de savon très légèrement additionné d’eau, sur les vitres et même sur les portes des maisons. Cela tiendra tout le temps des fêtes et ne laissera aucune marque lorsque vous les retirerez !
C’est Noël blanc at home !!


les motifs sont à multiplier à 'infini

dessinez le modèle et laissez les enfants le découper



Suite de l'article  : 10 idées pour attendre Noël -2e Partie https://lecoinjeunesse.blogspot.fr/2017/12/10-idees-pour-attendre-noel-2e-partie.html


la suite au prochain post


Et en attendant ... profitez d'un moment de poésie et de magie avec les illustrateurs jeunesse les plus inspirés pour Noël : https://lecoinjeunesse.blogspot.fr/2017/01/bonne-annee-2017.html



mercredi 6 septembre 2017

C'est la rentrée !

Spécial maternelle : 10 livres pour apprivoiser l'école


apprivoiser les peurs de la rentrée

La première rentrée, c’est un grand événement dans la vie d’un enfant. Et pour certains d’entre eux, le passage en maternelle est la première confrontation avec les autres, en dehors du petit cercle familial.
Pour apprivoiser tout en douceur cette étape décisive, et éviter les angoisses de l’inconnu, Le Coin Jeunesse a sélectionné pour vous 10 livres Spécial maternelle… 
Testé et approuvé ! 

Le Train des souris, de Haruo Yamashita, illustré par Kazuo Iwamura, L'Ecole des Loisirs

rentrée scolaire

Un grand classique de l'Ecole des Loisirs, mais aussi notre préféré, car ... lu et relu avec plaisir lors des premières semaines de l'entrée à l'école... et les années suivantes ! Un album magnifiquement illustré comme toujours avec Iwamura, mais surtout une idée originale pour rassurer l'enfant : le jeu du train qui part pour l'école, inventé par maman souris pour emmener ses sept chenapans réticents. Et lorsqu'il y a du danger, réel ou imaginaire : on fait face tous ensemble ! .... A partir de 2/3 ans.

La rentrée de Groloulou, de Géraldine Collet, Ed Lito

peur de l'école, maternelle

Pour Groloulou, c'est le jour de la rentrée ! Et il veut être le premier à l'école, même si pour arriver avant tout le monde, il doit jouer de vilains tours au Petit Chaperon Rouge, Boucle d'Or ou encore le Petit Poucet... Mais que dira la maîtresse ? ... Un livre rigolo sur la rentrée, le vivre ensemble et l'école. A partir de 2/3 ans. 

Monsieur et Madame Loup ouvrent une écoleAkiko Higashi, ed Nobi Nobi

c'est la rentrée

Pour rester dans le registre du gentil loup (est-ce pour symboliser la peur apprivoisée de l'école, par la transformation d'un "loup" en animal drôle et plus du tout effrayant, que les auteurs jeunesse se sont emparés de ce thème récurrent du loup à l'école ?), voici un album original. Monsieur et Madame Loup ont un rêve : ouvrir une école. Mais voilà. Les gens ont des préjugés et la perspective d'envoyer leurs gentils bambins se jeter dans la gueule du loup ne leur plaît guère... Le couple devra rivaliser d'imagination, de tolérance et d'humour pour vaincre les idées reçues... A partir de 3 ans.

L'imagier de l'école maternelle,  d'Agnès Besson, Ed. Larousse

imagier
Dans la collection des imagiers Larousse, ce livre cartonné regorge de bonnes idées et d'informations ludiques sur l'école maternelle. L'enfant fait connaissance avec le nouvel univers dans lequel il va évoluer, et complète les illustrations avec des autocollants. Indispensable ! A partir de 3 ans.

Timothée va à l'école, de Rosemary Wells, L'Ecole des Loisirs

vivre ensemble, amitié

Timothée est un jeune raton laveur (ça change un peu du loup !), qui va à l'école pour la première fois. Il est tout fier de sa nouvelle tenue, une salopette neuve que lui a fait sa mère pour la rentrée. Jusqu'au moment où Claude, qui est le plus "populaire" de l'école, se moque de sa tenue... Timothée ne veut plus aller à l'école... Arrivera-t-il à se faire des amis qui l'acceptent tel qu'il est ? Un beau livre sur l'amitié, l'intégration et le paraître. A partir de 3 ans.

Je veux pas aller à l'école, de Stéphanie Blake, 

Super Lapin de Stéphanie Blake


Revoilà le lapin de Stéphanie Blake, dont la série est bien connue des enfants. Cette fois-ci, il fallait s'y attendre, Simon ne veut pas aller à l'école. Rien n'y fait, il n'en démord pas, l'école ça fait peur, même aux Super Lapins !  Pour dédramatiser avec humour l'appréhension des premiers jours... A partir de 3 ans.

24 petites souris vont à l'école, de Magdalena - Nadia Bouchana, Les albums du Père Castor

rentrée en maternelle


Après les loups et les lapins, revoilà les souris. Pour la rentrée de ses 24 polissonnes, Mamie Albertine a tricoté un manteau pour chacune et Maman souris a fabriqué un petit coeur tout doux en feutrine, pour garder dans sa poche et avoir du courage... Un bel album qui parle de la première angoisse de séparation, des premières larmes mais aussi des joies de la rencontre, de l'amitié, du faire ensemble ... Le gros plus : les explications à la fin du livre pour fabriquer le même petit coeur en feutrine pour accompagner son enfant sur le chemin de l'école. A partir de 2/ 3 ans.

Paul et Felicie se préparent pour l'école, de Virginie Hanna et Marion Billet, Ed. Lito

rentrée, préparatifs


Tous les enfants se reconnaîtront dans Paul et Félicie, dont la série sait saisir les moments du quotidien. Paul est plus petit que sa grande soeur Félicie et il aimerait bien s'habiller seul comme elle, et apprendre à écrire lui aussi. Mais il réalise que parfois, c'est bien d'être petit ; écouter des histoires et dessiner, être aidé et aller plus vite pour s'habiller... Les joies de chaque pâge en somme... A partir de 3 ans.

La maternelle, Dr Catherine Dolto, Gallimard Jeunesse

Dr Catherine Dolto

La série des Dolto est presque incontournable pour toutes les grandes étapes de la vie. Avec des mots simples, l'enfant apprend tout ce que lui apportera son entrée à l'école maternelle.  "On devient assez grand pour faire plein de choses tout seul. C'est toute une petite vie à soi à raconter quand on rentre à la maison". A partir de 3 ans


Paquita, la maîtresse magique !, livre CD, Nathan

Pakita la fée


Pour finir, un livre-CD chez Nathan, celui de Pakita La Fée, pour ceux qui la connaissent, la chanteuse joyeusement foldingue des enfants. Au programme : une histoire avec 20 chansons entraînantes pour vivre la rentrée dans une bonne humeur loufoque et déjantée. Tout y passe : les au-revoir aux parents, l'accrochage des manteaux, le panier à doudous, la cantine, la récré... 
Bref, c'est magique.... comme Pakita.






samedi 22 juillet 2017

"Partir en livre 2017", c'est parti !

La fête de l'été du livre jeunesse


du 19 au 30 juillet dans toute la France



Depuis le 19 juillet, ça y est, c'est parti ! La nouvelle édition de "Partir en Livre" est lancée pour l'été 2017. Jusqu'au 30 juillet, des animations, des contes, des parcours lecture, bref tout ce qu'il faut pour faire aimer la livre à vos loulous, se succèderont sur les plages, dans les villages, les villes...  Le livre vous rejoint où vous êtes, sur votre lieu de vacances.


des événements pour lecteurs de 3 à 20 ans



Cela fait la troisième année que le Centre National du Livre (CNL) monte cet événement, avec la participation du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis, et du ministère de la Culture.
L'opération sera présente sur tout le territoire français (métropole et DOM TOM), des plages de Dunkerque au bord de l'Amazone en Guyane.

A Cayenne, on a déposé des livres "à emporter" sur les bancs de la place des Palmistes. A Mayotte, l'ouverture de "Partir en Livre" a donné lieu à un concert-dessiné, à partir de la BD " Sous le tamarinier de Bétioky". Des aventures malgaches, illustrées sous les yeux des spectacteurs, contées et mises en musique ...

A Brest, en Bretagne, la "bibliothèque de plage" a pris ses quartiers, comme l'an dernier, sur le sable. De 3 à 20 ans, les vacanciers sont attendus pour venir y lire, écouter des contes ou feuilleter des BD. A Montluçon, en Auvergne, les livres ont pris d'assaut les jardins et les parcs de la ville, proposant de multiples animations pour petits et grands.

le livre vient vous rejoindre où vous êtes


Imaginé pour transmettre à tous le goût et le plaisir de lire, pendant le temps propice des vacances d'été, "Partir en livre" c'est :

- des milliers d'événements organisés par des associations, mairies, bibliothèques, librairies, maisons d'édition, cellectivités territoriales, campings, .....

- des animations prévues tout spécialement pour les plus jeunes, ou pur les ados, pour les fous de lecture, ou ceux qui pensent ne pas aimer lire .... A chaque type de lecteur son événement : une rencontre avec un auteur, un conte mimé, une dédicace, un atelier lecture, un "goûter littéraire", ou encore une séance de création (dessin, écriture ...)...


animation dans les villes


Les ados auront leur rassemblement dédié les 27 et 28 juillet à Bordeaux avec l'événement "Lire en bande organisée" à la station Ausone : ils, pourront s'initier au monde de la fantasy, des comics, des mangas ou encore de Youtube...

Alors cet été, un, deux, trois ; lisez !

Pour retrouver tous les événements : http://www.partir-en-livre.fr/evenements/





mercredi 31 mai 2017

Un jardin partagé avec les enfants : pourquoi c'est une vraie bonne idée


une mode qui envahit les villes



Tous les bienfaits du « jardiner ensemble » expliqués par le Coin Jeunesse, vous l’attendiez c’est sûr ! Munis des livres et conseils de notre article « Tous au jardin ! », et motivés par un mois de mai qui nous offre des balades émerveillées dans les jardins au sommet de leur splendeur, vous êtes prêts ! La jardin partagé, c’est pour vous… en famille !


Les nouveaux jardiniers


une école en jardin partagé

Les jardins partagés, tout le monde en parle. Et les enfants des écoles sont de plus en plus  nombreux à s’y rendre en rang d’oignons pour y cultiver un potager dans les règles de l’art.
Rien à voir avec les « expérimentations » de notre enfance, comme les lentilles que l’on faisait pousser sur du coton ou encore les fameux radis que l’on plantait avec espoir dans un pot citadin ou le jardin familial. L’effort de jardinage généralement s’arrêtait vite : les lentilles germaient (ô merveille !), puis terminaient en de longues tiges graciles qui finissaient par pendouiller misérablement (ô misère !).

Quant aux radis, il y en avait trois sortes : ceux qui ne poussaient pas, - mais alors pas du tout - ;  ceux qui se serraient frileusement en tas compact parce qu’on avait oublié de les « clairsemer » ; ceux qui n’étaient qu’un long fil  désespérant, et enfin, ceux, qu’on l’ont avait jetés de rage sur le tas de compost, et qui prospéraient en vous narguant, dodus et roses à souhait… mais qu’on ne pouvait pas manger bien sûr, parce que justement ils avaient poussé là où il ne fallait pas….

La génération Eco-jardinage

apprendre à faire pousser ses salades tout seul

Aujourd’hui, un enfant de 3 ans vous rirait au nez au récit de vos mésaventures jardinières et un petit gars de 6 ans vous demanderait, l’air incrédule si vous n’avez jamais entendu parler de la permaculture…Cette nouvelle génération semble avoir été élevée avec l’écologie en matière principale et la « protection des ressources de la Terre » en travaux pratiques dès la maternelle…


Alors quoi ? Nos enfants seraient-ils plus doués que nous en jardinage ? Que nenni, rassurez-vous. Ils sont seulement plus sensibilisés. Comme pour une plantation, la terre a été bien préparée et il vous suffira d'y semer les bonnes graines. Car jardiner reste un apprentissage et c'est là que le jardin partagé se présente comme un outil pédagogique extraordinaire.


A quoi ça sert ?

jardin partagé décoré par les enfants

Les jardins partagés sont nés dans les villes, à l'époque où les jardins ouvriers étaient en voie de disparition. Leur but premier était de se réapproprier des espaces délaissés, de les transformer en lieu de verdure et, ainsi, améliorer le cadre de vie du voisinage.

Aujourd'hui, ils s'inscrivent de plus en plus dans une démarche de restauration du lien social, de la sensibilisation à l'environnement et au développement durable, voire à l'éducation à une alimentation plus saine. Bien souvent, les potagers et vergers de ces jardins produisent de quoi apporter une touche bio comme des fruits, des légumes ou des plantes aromatiques.

Pas encore l'autosuffisance alimentaire, mais au rythme où les jardins partagés se développent, qui sait ? ...

Comment ça marche ?


le jardin partagé s'ouvre aussi aux  non-jardiniers

Les jardins partagés trouvent généralement leur place sur des parcelles de la ville mais ils peuvent aussi être aménagés sur d'autres terrains (bailleurs sociaux, Réseau ferré de France, etc.). Pour pouvoir cultiver une parcelle d’un jardin partagé, il faut devenir le plus souvent adhérent de l'association qui s’occupe du lieu. Ensuite, l'entrée est libre à tous et chacun peut venir jardiner quand il le souhaite.

C'est un projet coopératif et les décisions sont prises ensemble. C'est aussi un lieu convivial où les habitants du quartier peuvent se rencontrer, partager et échanger lors du jardinage ou d'organisation d'événements comme des dîners, anniversaires, cours de jardinages, ateliers nature ou art, etc...


Pourquoi c'est une bonne idée pour les enfants

l'apprentissage d'un écosystème

Un jardin partagé, comme son nom l’indique, c’est l’occasion d’échanger, de cultiver en binôme ou avec d’autres familles.  On y trouve apprend la convivialité et la solidarité.

La parcelle cultivée devient vite un espace à l’image de ceux qui la façonnent, un potager bien ordonné pour les uns, privilégiant l’utile,  ou un petit fouillis savamment arrangé à l’anglaise, avec parfois des oeuvres d’art fabriquées par les enfants, privilégiant le beau… Lieu d’expression par excellence le jardin est un espace d’expérimentation magique pour les enfants. On peut fabriquer des abris pour attirer les hérissons, se construire une cabane ou aménager une mare… Dès 4-5 ans, l’enfant aime tripatouiller la terre, et une plante exige moins de responsabilité qu’un animal. Mettre une graine en terre et la voir pousser, c’est une leçon de vie … et de patience ! 

C'est un outil pédagogique très concret et satisfaisant car l'enfant voit le résultat de ses efforts. Il n'est pas rare d'ailleurs de voir des enfants s'impliquer vraiment dans un jardin partagé alors qu'ils n'avaient jamais eu envie de le faire auparavant dans le jardin familial.

Jardiner permet à l'enfant de développer une conscience plus aigüe de la nature qui l'environne. Ce qu'il apprend jouera un rôle dans son comportement à l'âge adulte, dans le domaine de la consommation (attendre la saison des tomates pour en manger), de la citoyenneté (éviter de dilapider l'eau en période de sécheresse, cueillir des fleurs protégées), ou encore de l'éthique (respecter l'environnement, le travail d'autrui...)

La Permaculture : le jardinage éthique


jardiner avec ethique

Avec un petit espace rien qu'à lui, l'enfant se sent autonome et responsable de ses actions. C'est la première étape indispensable pour le sensibiliser à la permaculture.
Pour la suite, pas la peine de l'assommer avec de longs discours barbants sur les principes de Mollison et Holmgren, les fondateurs de ce système d'écologie naturelle. Le jardinage écologique, cela s'expérimente sur le terrain et il n' y a pas d'âge pour commencer.

Cultiver simplement quelques légumes permet de faire découvrir à votre enfant ce qu'est un écosystème et comment participer à la préservation de celui-ci. Par exemple, en observant la colonne de fourmis qui marche vers ses plants de tomates, on peut lui expliquer l'alliance entre les pucerons qui fournissent du miellat aux fourmis en échange de leur protection contre les prédateurs. Et en profiter pour lui montrer comment se débarrasser des pucerons de façon écologique, sans pesticides.

Créer un hôtel à insectes, recycler les déchets végétaux pour faire du compost, planter des graines à "fleurs pour abeilles" ; il y a mille et une façons d'initier un enfant à la permaculture.
Alors, n'hésitez plus à vous lancer. Il y a sûrement un jardin partagé près de chez vous. Et pour vous aider, on vous a mis plein de liens ; il suffit de cliquer.

Bon jardinage !

Et suite à la parution de cet article, mon interview à l'occasion des Rendez-vous au Jardin les 2, 3 et 4 juin 2017, au micro de Sophie Nouaille :
podcast de l'émission ici 




vendredi 28 avril 2017

Dire la Mort à un enfant

un sujet encore tabou

Comment dire la mort, comment expliquer l'inexplicable, en tenant compte de l'âge de l'enfant, des circonstances... et de notre propre incapacité à trouver les mots lorsque ceux que nous aimons nous quittent ?

L'enfant face au deuil, voilà le difficile sujet abordé dans le dernier Guide "Panorama", sorti ce mois-ci. Extraits choisis.

Quelle représentation de la mort chez l'enfant ?


l'enfant et le deuil
Il est encore fréquent aujourd'hui de croire que les enfants ne comprennent pas "totalement" le décès d'un proche, parce qu'ils "n'ont pas de vraie représentation de la mort" ou parce qu'ils ne semblent pas manifester leur douleur comme les adultes. "C'est une erreur, assure le Dr Michaël Larrar, pédopsychiatre et spécialiste du deuil chez l'enfant et l'adolescent. Il ne faut pas imaginer le ressenti d'un enfant en fonction de ce qu'il manifeste. Il n'a pas encore les outils pour assimiler, voire "digérer" ce qui lui arrive. Il met alors en place un système de protection pour faire face au traumatisme du deuil, ce qui peut leurrer l'adulte".



Une génération "post-attentat" ?


Bayard Presse
"Quand il y a eu les attentats de Nice [en juillet 2016], j'ai pensé : "maintenant, on ne sera jamais en sécurité, ça va arriver tout le temps", se souvient Raphaël, 9 ans. "Je crois que ma génération va être différente parce qu'elle a été marquée par les attentats ; on en parle entre nous, et on a parfois l'impression que nos parents sont un peu dépassés, parce qu'ils n'ont jamais connu ça. Moi, ça a été mieux quand j'ai pu en parler à ma grand-mère. Elle a vécu la guerre, et elle avait exactement mon âge pendant les bombardements à Paris, elle peut comprendre. Elle m'a beaucoup expliqué de choses et ça m'a fait réfléchir et grandir aussi".

[sur les conséquences des attentats en France sur les enfants, voir aussi mes post  : Attentats de Paris, 13 novembre 2015  ainsi que Attentats de Paris : la presse jeunesse se mobilise ]


Faut-il partager ses croyances ou ses doutes sur la mort ?


partager ses croyances et ses doutes
"J'encourage les parents à dire ce qu'ils pensent de la vie après la mort s'ils y croient, rapporte le Dr Larrar. Mettre un enfant à côté d'une religion à laquelle on adhère, c'est l'écarter de quelque chose d'important pour soi et qui pourrait l'aider.

Il est important d'intégrer l'enfant dans les croyances de la famille, cela fait partie de la transmission, et cela l'enracine. Ce qu'il ne faut pas, c'est laisser l'enfant dans le flou par rapport à ce que nous pensons. Pour un enfant, c'est inquiétant et insécurisant.


Leur apprendre à être des vivants


le Dieu des vivants
"Ce que l'on peut dire avec certitude à l'enfant, c'est qu'on meurt quand on a fini sa vie, témoigne Bénédicte Jeancourt, rédactrice en chef de Filotéo (Bayard Presse). Mais savoir quand cette fin arrivera, c'est impossible ! Tout ce qui vit dans l'univers naît puis meurt un jour : les plantes, les animaux, les hommes...
Ce qui change pour les chrétiens, c'est de croire que tout ne s'arrête pas là, contrairement aux apparences ! Cela donne une confiance qui change ma façon d'appréhender la vie. Le Christ nous dit qu'il est le Dieu des vivants. Alors, soyons des vivants ! Le reste ne nous appartient pas. Et cela, les enfants le comprennent facilement.


Guides Panorama


Quel que soit son âge, l'enfant nous pousse dans nos derniers retranchements, nous oblige à affronter les questions que nous avons pu refouler ou enfouir au plus profond de nous-mêmes. Qu'il s'agisse du premier "pourquoi il bouge plus l'oiseau ?" au plus précis "Est-ce que papy va pourrir dans la terre ?", nos enfants nous révèlent à nous-mêmes en tant qu'êtres toujours en construction...



Dire la mort à un enfant, de Marie-Sophie Boulanger et rédaction de Panorama, Les Guides Panorama, Bayard Editions, 2017, 5, 90 euros. 


mardi 21 mars 2017

Salon du Livre Paris 2017 : Pourquoi il faut y emmener ses enfants


Salon du Livre de Paris 2017 

5 raisons d'y emmener ses enfants 


Enfant et lecture


Le Salon du Livre 2017, rebaptisé « Livre Paris », se tiendra du 24 au 27 mars prochain. Vous avez loupé le coche du Salon du livre jeunesse de Montreuil, mais vous pensez que le Salon du Livre, ce n’est pas pour les enfants ? Que nenni ! 
Le Coin Jeunesse vous explique pourquoi,  et en 5 points s'il vous plait :

1. Parce que le livre, c’est d’abord une transmission



Montrer l’exemple, en partageant son goût du livre, c’est aussi un travail de parent. Comme lui apprendre à manger des petits pois et pas seulement des frites, ou courir dans le jardin au lieu de rester comme un abruti à jouer à Fifa sur sa console.
A voir lire ses parents et aimer les livres, l'enfant qui est dans l'imitation, s'y intéressera tout naturellement. 
Alors, on use et on abuse de l'histoire du soir, on lit "avec" et "à côté" de son enfant .... 
Le livre ça se partage ....

2. Parce qu’il n’est jamais trop tôt pour donner le gout du livre



Dès la première année de sa vie, l’enfant peut déjà se familiariser avec l'objet "livre" en le manipulant (le machouillant parfois !), puis en regardant les images et en tentant de répéter des mots. Un adulte qui lit un livre à un tout-petit est déjà un " passeur d’histoires". 
Et plus l'enfant grandira, plus sa curiosité sera éveillée par les nombreuses possibilités qu'offrent aujourd'hui le monde de la littérateur jeunesse :  de l'imagier en carton, au pop-up avec ses fenetres que l'on ouvre, en passant par les albums avec ses différents niveaux de lecture, puis plus tard les livres imagés et enfin le texte seul, qui libère l'imagination en laissant le lecteur créer ses propres représentations...

3. Parce que de nombreux espaces et animations sont consacrés à la Jeunesse



Le Salon du Livre de Paris accueille chaque année près de 30 000 visiteurs de moins de 18 ans et leur propose un programme spécifique avec des événements, des rencontres  et des animations avec les meilleurs auteurs, dessinateurs et illustrateurs de livres jeunesse.

Au programme cette année : des lectures en musique et dessinées, la "battle des illustratrices", des jeux d’écriture, des ateliers, des projections, des rencontres avec des auteurs, des spectacles et même un concert  !
 Et en plus, l’entrée du Salon est gratuite pour les moins de 18 ans !

4. Parce que c’est un temps de partage privilégié



Choisir un livre ensemble, flaner et feuilleter les albums... Discuter avec les plus grands d'un sujet qui les a touchés dans un roman qu'ils auront déniché eux-même, ou tomber sur le livre "coup de coeur" que va harponner votre petit dernier pour devenir "l'histoire pour le dodo" (là, vous êtes bons pour raconter la même TOUS les soirs), trouver la BD que vous recherchiez depuis tant d'années et la partager avec votre ado ; ces moments sont des temps de partage et d'échanges tout à fait uniques. 

Au lieu de parier devant la télé sur qui va gagner Koh -Lanta ou de passer l'après-midi à hurler "lâche ta Nintendo et viens faire quelque chose d'intelligent", voici une activité en famille, ludique et pédagogique à la fois. Que demander de mieux. 

5. Parce que c’est bon pour eux !


On le sait pourtant : Un enfant qui lit sera un adulte qui pense. Mieux que ça, un être qui se construit, qui  laisse s'épanouir sa curiosité, son imaginaire et ... son intelligence !

Pour laisser votre enfant découvrir le type de lecture qui lui convient, ne le brusquez pas, ne vous imaginez pas non plus à sa place, surtout si à 10 ans vous aviez déjà fini l'intégrale de Victor Hugo et que vous envisagiez de vous mettre au grec pour lire l'Illiade dans le texte.
Il n'aime que les BD ? Ce n'est pas grave, pourvu qu'il lise. Comme pour l'alimentation quand il était bébé, sa diversification "littéraire" se fera en son temps. 
Car la lecture, une fois qu'on y a pris goût, c'est pour la vie ! 


Salon du Livre mars 2017



Quelques infos pratiques :

Salon du Livre Paris 2017, du 24 au 27 mars, Porte de Versailles. Invité : le Maroc
Tarifs : 7 à 12 €. Gratuit pour les - de 18 ans

A ne pas manquer :

- Pavillon « Lire et écrire l’Afrique » : animations, rencontres, débats, ateliers jeunesse, dédicaces.

- La Scène Jeunesse ( espace dédié aux 6-15 ans) avec une scène pour accueillir spectacles, auteurs, artistes, booktubeurs et blogueurs. 

- Le Square Jeunesse avec une librairie dédiée et un coin atelier, pour raconter des histoires ou manier les feutres, le papier, les images et les mots.  Des expos d'illustrateurs et écrivains jeunesse et aussi comme chaque année, la finale départementale des Petits champions de la lecture.

La Dictée pour les Nuls : le 25 mars 2017 à 10h30. Il y aura une catégorie junior (moins de 15 ans)

 Le Pop Up Bus RATP avec des ateliers d’écriture poétique au jeune public. Les enfants pourront imaginer un texte et le proposer pour le Grand Prix Poésie RATP.